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Vendredi, 20 Avril 2018

  •   Nejma Rondeleux
  • mardi 9 juillet 2013 04:30

Les patrons maghrébins s’organisent pour agir sur le problème de l’informel

Maghreb PatronatHakim Marrackchi (CGEM – Maroc), Ouided Bouchamaoui (UTICA – Tunisie), Mehdi Bendimerad (FCE – Algérie) 

 

Problèmes communs, solutions communes ? Les patrons maghrébins, à contre-courant des tensions politiques, y croient. Ils se dotent d’un Conseil pour « l’entreprenariat inclusif » avec l’ambition de s’attaquer au problème de l’informel.


Les organisations patronales de l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Mauritanie et la Libye ont créé le 2 juillet à Tunis le « Conseil maghrébin pour l’entreprenariat inclusif » dont l’objectif est la recherche de solutions au problème de l’économie informelle a déclaré à Maghreb Emergent Mehdi Bendimerad, président Algérie du Conseil.  Le « Conseil maghrébin pour l’entreprenariat inclusif » est né après une longue gestation.  Au cours d’une cérémonie organisée au siège de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA), Ouided Bouchamaoui, présidente de UTICA, Mehdi Bendimerad, membre du bureau exécutif du Forum des chefs d’entreprises (FCE) en Algérie et Hakim Marrackchi, responsable la Commission « Coordination des comités d’affaires » de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) ont procédé à la signature de la déclaration marquant la création du Conseil. « Nous, les principales organisations patronales du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie)  - soucieuses de l'avenir de nos économies et de nos nations - avons décidé de joindre nos efforts à l’effet d’apporter des solutions inclusives et durables au problème de l’économie informelle […] » indique le texte. La signature des représentants de la Chambre du Commerce de Mauritanie et de l’Union générale des chambres de commerce, de l’industrie et d’agriculture de Libye interviendra prochainement a annoncé Ouided Bouchamaoui aux médias tunisiens présents.

« Le constat est que l’économie informelle donne peu de garanties aux individus et affecte la croissance économique. Ce problème se retrouve dans les pays du Maghreb et il est facteur d’instabilité sociale », a expliqué à Maghreb Emergent Mehdi Bendimerad, le représentant de l’Algérie du « Conseil maghrébin pour l’entreprenariat inclusif ». « Au moins 50 % des entrepreneurs de la région sont en dehors de la sphère formelle et de ce fait ne bénéficient pas des avantages et de la protection que procure le droit. […] Ce qui les rend vulnérables », souligne la déclaration de Tunis.

Adoption d’un plan d’action sur 36 mois

Pour répondre à cette préoccupation sur l’économie informel, commune aux pays du Maghreb, la déclaration de Tunis prévoit un plan d’action pour permettre à chacun des membres d’acquérir une « profonde connaissance du secteur informel ». Parmi les actions proposées : le renforcement de la cohérence des dispositifs règlementaires et normatifs, juridiques et légaux, la construction de consensus, l’organisation d’actions à « gains rapides », l’élaboration d’un programme de réforme et sa mise en œuvre. Le nouveau conseil se donne 36 mois pour réaliser ces objectifs.

« La deuxième étape sera une rencontre en septembre au Maroc où nous tracerons les contours opérationnels du « Conseil pour l’entreprenariat inclusif ». Nous déciderons du lieu de son siège, de la constitution de bureau ainsi que des étapes de mobilisation financière pour mener à bien nos différentes actions », indique Mehdi Bendimerad qui outre ses fonctions au sein des différentes organisations patronales dirige l’entreprise de système panneaux sandwich SPS.

L’Algérie : instigatrice du projet

Interrogé sur le rôle de l’Algérie au sein de ce nouveau Conseil, Mehdi Bendimerad a précisé que le pays avait « impulsé cette démarche au niveau global ». « Nous avons travaillé de concert avec nos voisins pour prendre conscience des risques à terme et mobiliser les énergies pour les contrecarrer », a déclaré l’homme d’affaires algérien. Pour cela, le Conseil et ses membres s’appuieront sur « l’expertise et l’expérience de l’Institut pour la Liberté et la Démocratie (ILD) ainsi que sur la compétence et le savoir-faire de chaque pays », souligne la déclaration, ajoutant que « le financement de ce projet sera assuré par une opération de levée de fonds qui sera menée en collaboration entre les membres du Conseil et ILD ».

« L’Algérie est préoccupée par ces phénomènes qui sont des facteurs d’instabilité. Elle entend contribuer de façon positive à ce que cette prise de conscience et les actions soient menées pour maintenir une situation sociale stable et assurer plus d’intégration régionale, garantes de paix et de croissance dans la région », a émis comme vœux le président pour l’Algérie du nouveau Conseil pour finir.


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