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Mardi, 23 Janvier 2018

  •   Karam Kara-Békir
  • mardi 15 janvier 2013 17:15

Les économies maghrébines ne sont pas parmi les plus libres du monde (Heritage Foundation)

UMAPour Heritage Foundation, la libéralisation des économies maghrébines demeure entravée.


Dans l’Index of Economic Freedom de Heritage Foundation, l’Algérie est classée 145e, la Tunisie 107e, juste en dessous de la moyenne, et le Maroc 90e, c’est-à-dire juste dans la moyenne mondiale. Réalisé en collaboration avec le Wall Street Journal, cet indice classe 177 pays sur la base d’indicateurs dont la liberté financière et la liberté de commerce et d’investissement.

 

L’Algérie a obtenu un score de 49,6 sur 100, ce qui la classe comme la 145e économie la plus libre dans l'indice 2013 de la Heritage Foundation. Elle a reculé de 1,4 point par rapport à l'an dernier, en partie à cause des dépenses publiques qui se sont accrues en 2012, une liberté d'entreprise toujours restrictive et une réduction de la liberté du commerce.

« Les faiblesses institutionnelles continuent de saper les perspectives (économiques) à long terme », note le rapport de cette organisation. Il ajoute : « Les fondements de la liberté économique demeurent fragiles en raison de la corruption et de l'inefficacité du système judiciaire qui est vulnérable à l'ingérence politique. L'incertitude politique persistante et une attitude négative à l'égard des investissements étrangers entravent une plus grande intégration de l’économie algérienne dans l'économie mondiale, et les politiques visant à promouvoir ou de soutenir les mesures de réforme ont été négligées, voire inversées ».

Selon ce document, le gouvernement algérien a fait peu de progrès dans l'amélioration de la gouvernance budgétaire et les politiques visant à améliorer l'efficacité réglementaire et de maintenir l'ouverture des marchés pour le développement d'un secteur privé plus dynamique n'ont pas avancé, et ce malgré les allégements fiscaux apportés depuis 2011.

La Tunisie juste en dessous de la moyenne

L'Algérie est classée au 14e rang parmi 15 pays au Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA), et son score reste inférieur aux moyennes régionales et mondiales. La Tunisie, elle, est classée 11e dans la région MENA et 107e au niveau mondial avec un score de 57 points, juste en dessous de la moyenne mondiale. Son score a été de 1,6 points inférieur à celui de l'an dernier, en raison d’une baisse dans 5 indicateurs sur 10 dont la gestion des dépenses publiques, la liberté du travail et l'absence de corruption.

« La Tunisie a enregistré l'une des 20 plus fortes baisses de l'indice 2013, et son premier gouvernement post-révolutionnaire fait face à des tâches redoutables. La situation financière demeure précaire. Les déficits et la dette continueront à augmenter en raison de la gestion des finances publiques », commentent les rédacteurs du rapport, soulignant que les réformes entamées n’ont pas progressé et que « le cadre réglementaire reste inefficace ».

L document de Heritage Foundation souligne à propos de la Tunisie : « Malgré le contexte difficile, des efforts ont été faits pour améliorer la liberté fiscale et commerciale. Un nouveau système fiscal de collecte a été mis en place, et les procédures qui régissent le commerce international ont été modernisées. Toutefois, en attendant un accord sur une nouvelle Constitution, l'Etat de droit continue de souffrir. La situation économique précaire est aggravée par la corruption généralisée. »

Le Maroc dans la moyenne

Le Maroc a enregistré le meilleur score au Maghreb, avec 59,6 points, ce qui place son économie à la 90e place mondiale de l'indice de liberté économique de 2013 et à la 9e dans la région MENA. Il est dans la moyenne mondiale. L’économie marocaine a néanmoins reculé dans l’indice de 0,6 point par rapport à la précédente édition. Elle enregistré des baisses importantes dans la maîtrise des dépenses publiques et la liberté du commerce, malgré des avancées en matière de liberté d'investissement et de liberté du travail.

Le rapport relève que les défis qui se dressent devant l’économie marocaine sont la corruption généralisée et les dépenses publiques relativement élevées. « Les déficits budgétaires se poursuivent, et la dette publique a dépassé 50% du PIB », précise-t-il pointant un système judiciaire « inefficace et vulnérable » face à l'influence politique en matière de lutte contre la corruption.

Ce constat est, toutefois, atténué: « En gros, le Maroc a pris des mesures pour intégrer son économie dans le marché mondial. (Celle-ci) fonctionne relativement bien en matière de liberté d'investissement et de liberté d’entreprise. Les procédures de conduite des affaires ont été rationalisées, et l'investissement étranger est généralement (bien) accueilli dans de nombreux secteurs, bien que le régime d'investissement ait besoin de plus de transparence pour stimuler la croissance dynamique ».


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