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Vendredi, 23 Février 2018

  •   Sunniva Rose et agences
  • lundi 2 septembre 2013 18:03

Libye – Le secteur pétrolier paralysé, le pays contraint à importer du carburant

Les milices libyennes font chuter la production pétrolière et menacent l'économie du pays (DR)

La Libye traverse la période la plus grave de l’ère post-Kadhafi avec des milices qui s’attaquent pour la première fois au secteur pétrolier. Conséquence de cette instabilité politique et sécuritaire : un secteur des hydrocarbures entièrement paralysé et une production  en chute libre à 100.000 barils par jour.

 

La Libye a entrepris d'importer du gazole et du mazout pour maintenir en activité ses centrales électriques, a déclaré lundi un responsable du secteur énergétique. Selon la commission de l’Energie de l’Assemblée nationale libyenne, la production pétrolière actuelle équivaut à un « niveau zéro ». Avant la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, le pays se positionnait parmi les quinze premiers exportateurs de pétrole au monde, avec une production de 1.5 million de barils par jour. Après l’intervention armée de l’OTAN, l’industrie s’était rapidement redressée pour retrouver le niveau de production d’avant le conflit.

 Les raisons d’un effondrement

Le secteur est aujourd’hui en berne, paralysé par des luttes que se livrent depuis des mois des milices révolutionnaires surarmées. Fermés depuis fin juillet par leurs gardiens, les principaux terminaux pétroliers situés en majorité dans l’est du pays ne fonctionnent plus. Lundi dernier, un groupe armé a forcé l’arrêt de la production de deux champs pétroliers, dans l’ouest de la Libye. A l’origine de ces fermetures, un désaccord entre le gouvernement libyen et un groupe de gardes, membre de la Petroleum Facilities Guard (PFG), une agence publique qui dépend du ministère de la Défense. Composée de 18 000 hommes, elle a pour mission d'assurer la sécurité des installations pétrolières, selon Jeune Afrique. Depuis plusieurs semaines, les gardes occupent les principaux ports pétroliers et paralysent les exportations. Ils accusent les autorités de vendre du pétrole de façon irrégulière tout en exigeant une augmentation de leurs salaires et de meilleures conditions de travail. La situation est aggravée par des grèves à répétition qui perturbent la production. Conséquence directe de cette instabilité, des compagnies pétrolières étrangères qui opèrent en Libye, telles que OMV (Autriche), ont annoncé un recul de leurs bénéfices.

 Une économie asphyxiée

Accusant les occupants de chercher à détourner du brut, le premier ministre, Ali Zeidan, a menacé de bombarder tout bateau qui s’approcherait des ports pétroliers sans être lié par un contrat à la Compagnie Nationale de Pétrole (NOC). «Ce sont des individus, des gardes des installations pétrolières et anciens gardes qui n'ont aucune notion de la politique qui mènent ces protestations», a-t-il souligné mercredi dernier. La fermeture de ces terminaux pétroliers asphyxie l’économie libyenne, pour qui le pétrole représente plus de 80% du PIB du pays. Il rapporte entre 55 et 60 milliards de dinars libyens (entre 43 et 47 milliards de dollars) par an au pays, selon le ministère du Pétrole. Il s’agit des plus graves perturbations dans l’industrie pétrolière libyenne depuis 2011 et aucune issue n’est encore envisagée. 

 


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