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Mardi, 22 Mai 2018

  •   Youssef BA (AFP)
  • jeudi 24 janvier 2013 12:12

En dehors du secteur pétro-gazier, le retour des compagnies étrangères en Libye se fait attendre

libye, conflit reconstrutionUne reconstruction qui tarde à démarrer.


Quinze mois après la chute de Tripoli aux mains des insurgés libyens, d’innombrables projets d'infrastructures lancés sous le régime de Kadhafi sont toujours à l’arrêt. L’insécurité, le désir des compagnies étrangères d’être indemnisées pour les préjudices subis durant le conflit et, enfin, les soupçons de corruption qui pèsent sur certaines d’entre elles: autant de facteurs qui se conjuguent pour retarder la « reconstruction ».

 

Des milliers de projets d'infrastructures lancés sous le régime déchu de Mouammar Kadhafi sont aujourd'hui à l'arrêt en Libye où, hormis dans le secteur pétrolier, les entreprises étrangères n'ont toujours pas repris leurs activités plus d'un an après la fin du conflit.

La reconstruction tarde à démarrer, quinze mois après la fin du conflit armé qui a renversé le régime Kadhafi, notamment en raison de l'insécurité dans un pays qui peine à contrôler les groupes armés formés pendant la guerre, d'autant qu'il est toujours dépourvu d'une force de police bien organisée ou d'une armée.

Des dizaines de grues sont immobilisées et envahies par la rouille dans de nombreux chantiers de construction aujourd'hui à l'abandon. Certains ont été pillés ou même bombardés durant le conflit.

Il s'agit surtout de projets d'infrastructures dans les secteurs de l'habitat, des télécommunications, la santé, l'éducation et le transport. China Railway Construction Limited a par exemple laissé trois chantiers derrière elle en Libye, dont la ligne ferroviaire Tripoli-Syrte, portant sur 4 milliards de dollars. De même pour la compagnie Chemins de fer de Russie qui réalisait le tronçon Syrte-Benghazi.

Les projets d'agrandissement de l'aéroport de Tripoli, que menaient les compagnies françaises Vinci et Aéroports de Paris (ADP), sont aussi en suspens, ainsi que des dizaines de projets de construction de logements et centres commerciaux, impliquant des entreprises espagnoles, brésiliennes, turques, tunisiennes notamment.

"Les questions de sécurité pèsent sur nos sociétés", a déclaré la semaine dernière à Tripoli la ministre déléguée chargée des Français de l'étranger, Hélène Conway-Mouret.

Mais l'insécurité n'est pas la seule raison empêchant les compagnies étrangères de reprendre leurs projets: plusieurs d'entre elles réclament des indemnités pour les préjudices subis durant le conflit, tandis que d'autres sont accusées de corruption.

 

11.000 contrats révisés

 

Le ministère du Plan se penche depuis janvier 2012 sur la révision de plus de onze mille contrats, d'une valeur globale de 110 milliards de dollars.

Selon le vice-ministre du Plan Ali Ahmed Saleh, quelque 220 méga-projets de plus de 80 millions de dollars ont été identifiés pour une valeur globale de 55 milliards de dollars. Ces projets ont besoin d'une "réévaluation des conditions contractuelles", a-t-il souligné.

M. Saleh a accusé des entreprises d'avoir été impliquées dans des affaires de corruption et d'avoir versé des pots-de-vin pour décrocher des contrats de plusieurs milliards de dollars.

Selon Serge Badran, consultant français basé en Libye, "le retour des entreprises étrangères dépend de négociations avec les autorités quant aux conditions de compensation pour les dommages subis durant le conflit".

Il souligne que "les négociations porteront aussi sur la révision des prix qui vont être alignés en fonction du marché", rejetant les accusations de corruption et précisant que "les entreprises françaises étaient prudentes lors de la signature des contrats eu égard aux lois en France".

Si de nombreuses entreprises étrangères ne sont pas encore revenues en Libye, les compagnies pétrolières n'ont pas attendu.

Quatrième producteur de pétrole en Afrique, la Libye a retrouvé son niveau de production d'avant-guerre, avec 1,6 million de barils/jour, grâce à un retour rapide des compagnies pétrolières comme Total (France), Eni Italie), Repsol (Espagne), Witershall (Allemagne) et Occidental (USA).

Mohamed el-Jed, entrepreneur tunisien dans le secteur des hydrocarbures, a ainsi indiqué avoir repris ses activités après la fin du conflit, soulignant que le dédommagement de sa société était "en voie de règlement".


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