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Vendredi, 20 Avril 2018

  •   Yazid Ferhat et Nejma Rondeleux
  • mardi 16 juillet 2013 21:31

H. Khelifati sur Radio M : "Investir dans l’agroalimentaire est moins risqué que l’assurance-vie" (sonores)

 

Khelifati regrette l'absence d'un signal fort de l'Etat pour booster la Bourse d'Alger

La deuxième compagnie d’assurances privée en Algérie Alliance Assurances a pris une sérieuse option pour la diversification de ses investissements. En ligne de mire, des projets dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie pharmaceutique et de l’immobilier qui présentent des opportunités meilleures que l’assurance-vie ou la bancassurance. 

C’est un patron de compagnie d’assurances échaudé qui s’est exprimé mardi sur Radio M, la web radio de Maghreb Emergent. Pour Hassen Khelifati, PDG d’Alliance Assurances, investir dans le segment de l’assurance-vie pour les petits assureurs est un leurre dans les conditions actuelles du marché. Il ne se fait pas d’illusions quant à la non-rentabilité d’un tel investissement. « Nous n’avons aucun intérêt à mettre 1 milliard de DA dans la filiale assurance-vie en n’ayant aucune garantie de la rentabilité de cet investissement », a-t-il asséné ce mardi lors de son passage sur l’émission  « Invité du Direct » de Radio M. « Et miser sur la bancassurance serait suicidaire pour une compagnie de notre taille », a-t-il ajouté.

Les raisons de ces appréhensions ? Khelifati cite entre autres les clivages imposés sur le marché par les banques et entreprises publiques d’une part et les entreprises et assureurs étrangers de l’autre. « Il est évident que les banques publiques vont travailler avec des assureurs publics et les entreprises françaises vont favoriser une banque ou un assureur français », a-t-il argumenté, estimant que les chances de survie pour les assureurs émergents sont réduites. Dans ces conditions, Alliance Assurances préfère plutôt se diversifier en décidant d’investir dans l’agroalimentaire, la pharmacie et l’immobilier en s’alliant avec des entreprises internationales.

 

Chiffre d'affaires en baisse

La compagnie Alliance Assurances qui a tenu sa première assemblée générale des actionnaires « post-entrée en bourse » fin juin dernier à Alger a réalisé un chiffre d’affaire de 3,7 milliards de DA en 2012 en recul de 5% par rapport aux résultats de 2011. Ce résultat a été affecté par deux phénomènes principaux, selon Hassen Khelifati PDG de la compagnie d’assurances privée, la première entreprise privée à effectuer une opération d’entrée en bourse en Algérie.

Le premier est la perte du chiffre d’affaire d’assurances personnes en 2011, ce qui représentait 10 % de son chiffre d’affaires global.  Le second est la perte d’un gros client en l’entreprise de transport universitaire Tahkout avec un parc automobile de près de 3000 véhicules et une créance de 550 millions de DA au centre d’un litige commercial entre les deux partie. Il fallait donc, selon M. Khelifati,  combler ces déficits en redoublant d’effort et en allant vers la diversification du portefeuille client. Ce qui a conduit la compagnie à enregistrer un résultat net en progression de 20 % à  232 millions de DA.

 

AXA siphonne les assureurs locaux  

Interrogé sur l’impact de l’arrivée sur le marché algérien de l’assureur français AXA qui a créé une  joint-venture avec la Banque Extérieure d’Algérie (BEA) et le Fonds NationaI d’Investissement (FNI), M. Khelifati estime que son entrée en Algérie a défavorisé les acteurs locaux car les règles du jeu ne sont pas équitables. « Sur le plan concurrentiel, c’est une bonne chose mais AXA a bénéficié d’avantages que nous ou d’autres compagnies locales n’ont pas eu », a-t-il déclaré. Le plus grand de ces privilèges et non des moindres est « d’avoir un actionnaire de référence qui est la BEA, la banque de Sonatrach ».

Avec ce privilège, les clients de la BEA vont automatiquement aller chez l’assureur de leur banque, a-t-il expliqué. En outre, l’arrivée de AXA a engendré un « phénomène » où les entreprises françaises ou étrangères vont converger vers AXA pour s’assurer au détriment des compagnies locales. « Nous avons été victime de ce comportement avec Renault et d’autres clients internationaux », a-t-il révélé.

 L’entrée en bourse, un sacrifice pour dynamiser le marché financier

Abordant les conditions de l’entrée en bourse d’Alliance Assurances qui a reçu un grand succès auprès du public, Khelifati regrette « que les choses ne se soient pas passées comme elles devaient l’être» et que les pouvoirs publics n’aient pas donné un signal politique fort en encourageant les banques étatiques à investir le marché boursier. « Plus de 90% de nos souscripteurs sont des particuliers. Cela vous donne une idée (sur ce manque de volonté politique) », a-t-il déclaré sur le ton du reproche. M. Khelifati a révélé que l’introduction en bourse de sa compagnie était un choix pour dynamiser le marché bousier algérien.

«Nous aurions pu opter pour le fonds d’investissement international Amundy qui nous a offert 2,5 milliards de dinars pour 34% de notre capital mais nous avons accepté d’aller (en bourse) pour 1,4 MDS car nous considérons qu’il est de notre devoir et de notre responsabilité de créer et dynamiser ce marché boursier », a-t-il dit. En clair, en choisissant d’entrer en bourse, Alliances assurances a perdu l’opportunité de faire une meilleure opération avec un partenaire étranger.

 


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2 Commentaires

  • Qu est ce qu,il ne faut pas entendre!!! M khelifati s est introduit en bourse pour se sacrifier. Je suggere aux journalistes de Maghreb emergent de contacter le fonds evoque par m khelifati pour verifier ses declarations. D abord, c est peu credible qu il ait eu cette offre ( en offre ferme, apres due dilligence). Ensuite, s il a recu une offre, il a probablement signe un accord de confidentialite sur cette offre. Il vient donc de rompre un engagement de confidentialite avec sa declaration.

    Rapporter Moh mercredi 17 juillet 2013 04:27
  • Bravo ! Quel patriote ce bonhomme ! refuser l'argent des investisseurs etranger et se "sacrifier" pour dynamiser la bourse d'Alger, il faut le faire. Si Ouyahia était resté en poste, il lui aurait certainement décerné la medaille du patriotisme économique..
    Il regrete aussi que les banques publiques ne sont pas portés acquereurs de ses actions. On peut reprocher beaucoup de choses au banques publiques mais elles ne sont aussi bêtes pour acheter des actions d'une société qui fait affaire avec un demi-escroc notoire et laisse monter une ardoise de près de la moitié de son chiffre d'affaire annuel...

    Rapporter Truc mardi 16 juillet 2013 23:34