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Mercredi, 26 Juillet 2017

  •   Boualem Alami
  • vendredi 27 décembre 2013 17:37

Transparency Maroc dans le viseur des censeurs

Transparency MarocLa campagne 'non à l'impunité' de Transparency déplait au Maroc

Le travail de la section marocaine de l’ONG Transparency International est entravé. Après l’interdiction d’un film sur la corruption, des affiches et placards de l’ONG ont été enlevées.  Transparency Maroc est dans le viseur des censeurs marocains.

 La dernière campagne de communication organisée par Transparency Maroc (TM) juste après la journée mondiale de lutte contre la corruption (9 décembre) a été censurée. Par qui ? Au bureau de l’ONG, on n’ose pointer du doigt une quelconque autorité. Dans un communiqué signé par son bureau exécutif, TM précise qu’à l’occasion de cette journée, elle a lancé une campagne de communication sur le thème "Non à l'impunité". Mais, l’opération d'affichage urbain, sur panneaux à Rabat et à Casablanca et sur des autobus à Rabat, planifiée sur le mois de décembre s’est mal déroulée. L'affiche affirmait simplement en trois langues (arabe, amazigh et français) "Non à l’impunité". ‘’Les affiches posées à Rabat le vendredi 6 décembre, ont été soigneusement coupées au cutter et enlevées durant la nuit suivante’’, indique le communiqué de TM, qui ajoute qu’à Casablanca ‘’des agents disant être de la Wilaya ont empêché la mise en place de l'affichage et les messages posés sur les autobus ont également été arrachés’’. Aucune explication officielle n’a été fournie à la section marocaine de Transparency International (TI)  qui a précisé que ‘’les agences de communication en charge de l’opération ont accompli toutes les démarches requises par la loi avant de procéder à l’affichage’’. Cette campagne de censure du travail de TM intervenait quelques jours après l’interdiction de la projection d’un film-témoignages sur la corruption à Rabat. Un simple appel téléphonique avait interdit ce film. Les responsables de TM précisent que ‘’malgré l’insistance de l’association, aucune réponse n’a été donnée par l’autorité locale, responsable de cette décision’’. Dés lors, ‘’l'association estime avoir été une nouvelle fois censurée et s'élève avec vigueur contre cette interdiction usant de méthodes insidieuses et condamnables’’, affirme dans son communiqué Transparency Maroc.

Les cajac étranglés

 Et, comme le harcèlement policier ne suffit pas, les antennes locales de TM, les Centres d’assistance juridique anti-corruption (cajac), risquent de fermer, faute de budget. Ces centres, dont le premier a été créé en 2009 à Rabat, suivi par un second à Fés en 2011 et un troisième à Nador en 2012 ont enregistré plus de 3.400 plaintes. Les financements se sont taris, et la dernière enveloppe de 600.000 euros de l’UE et des Pays-Bas, affectée à TM en 2010, sera consommée début 2014. Le Maroc a été classé en 2013 à la 91eme position dans le classement mondial effectué par Transparency International sur un total de 177 pays. Il garde la même note de 37 points sur 100. La Tunisie a été classé 77eme, devant l’Algérie (94e), la Mauritanie (119e) et la Libye (172e). 


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1 Commentaire

  • Ces pratiques nous renvoient dans un autre âge qu'on croyait révolu. C'est triste de constater qu'on est pas mieux loti que notre voisin de l'est où les caporaux font la pluie et le beau temps. Comment voulez-vous qu'on défende notre pays contre ses détracteurs si la chose publique est pourries par le virus de la corruption.

    Rapporter tahar samedi 28 décembre 2013 10:28