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Vendredi, 24 Novembre 2017

  •   Aissa Bouziane
  • lundi 23 décembre 2013 08:57

L'ancien ministre Ali Benouari se lance dans la présidentielle algérienne sans grandes illusions

Ali Benouari, banquier et ancien ministre du Budget, se lance dans la course à la présidentielle (DR)

 

Ali Benouari, ministre du budget dans le gouvernement de Sid-Ahmed Ghozali, est l’un des nombreux Algériens installés à l’étranger à se déclarer candidat à l’élection présidentielle d’avril 2014. Il sera l’invité de Radio mardi à 10 h 00.

 

Ancien ministre, homme d’affaires prospère installé en Suisse, Ali Benouari, qui sera l’invité de Radio M mardi à 10 H 00, veut, dans une ultime tentative, se lancer dans une grande aventure politique. Candidat déclaré à l’élection présidentielle d’avril 2014, il avance vers cette échéance sans illusion. « Je suis presque sûr que je vais échouer », dit-il, lucide. Mais pour lui, l’objectif n’est pas tant d’être présent que de contribuer à faire avancer le débat politique. « Si l’opinion est sensible à ma candidature, ce sera une avancée formidable », dit-il. « Cela permettra de mettre sur la table quelques instruments de réflexion », dans un pays qui tourne en rond.
M. Benouari apporte au débat politique ce regard que peuvent avoir les hommes vivant à l’étranger. Installé en Suisse peu après avoir quitté l’exécutif, dont il avait fait partie au sein de l’’quipe de Sid-Ahmed Ghozali, M. Benouari était resté jusque-là extrêmement discret. Reconverti dans la finance, il a suivi l’explosion de l’économie financière, favorisée par les TIC, ainsi que l’émergence de nouveaux pôles économiques. Sa préférence va naturellement vers la création d’un ensemble maghrébin, qui pourrait inclure l’Egypte, pour jouer dans la cour des Grands. «Si nous n’étions pas faibles, nous serions respectés », affirme-t-il, ajoutant : « On est au cœur du Maghreb, qui ne se fera jamais sans nous».
Une politique économique démente
Sur plan économique, M. Benouari a un regard particulièrement critique envers la situation actuelle du pays. Pour lui, « la corruption et le retard de développement ont des causes institutionnelles ». Il ne sert donc à rien de mettre en cause un président ou un autre. Il faut changer de méthode de gestion, dans un pays où « on subventionne tout et n’importe quoi », ce qui aboutit à « une politique démente qui produit du malaise ». En plus des critiques traditionnelles sur la dépendance envers les hydrocarbures, la faiblesse des exportations et le boom des importations, il préconise une dévaluation du dinar qu’il faut assumer, car c’est le seul moyen d’encourager la production locale.
La nationalité suisse, un "handicap" 
M. Benouari porte aussi les points faibles de ceux qui sont installés à l’étranger. En premier lieu sa nationalité suisse, à laquelle il promet de renoncer si nécessaire. Mais pour lui, ce serait dommageable, car cela permet précisément d’avoir ce regard différent qui permettrait de ne pas se couper du reste du monde. « Il faut s’ouvrir au monde et accompagner la modernité», dit-il. Une position qu’il assume depuis longtemps : en 1992 déjà, le gouvernement auquel il avait appartenu, a voté l’interruption du processus électoral, rappelle-t-il. Mais aujourd’hui, il note que la situation a évolué, et il prône un débat apaisé entre Algériens, avec des garanties constitutionnelles.


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