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Mercredi, 26 Juillet 2017

  •   Younes Djama
  • dimanche 29 décembre 2013 11:11

L’Algérie est sans nouvelles de ses diplomates enlevés au Mali (Lamamra)

 Mujao GaoL'évacuation du consultat algérien à Gao a trop tardé, le Mujao en a profité (dr)

 L’Algérie est sans nouvelles de ses diplomates enlevés le 5 avril 2012 du siège du consulat algérien à Gao, au Mali, par des éléments du MUJAO. C’est le ministre algérien des affaires étrangères qui le dit dans une déclaration compatissante mais peu rassurante.

On est sans nouvelle du consul algérien à Gao (Mali), Boualem Sias et ses collaborateurs qui ont été enlevés le 5 avril 2012 où, de manière incompréhensible, ils étaient restés alors que la situation sécuritaire devenait particulièrement dangereuse dans la région.Au cours de sa conférence de presse tenue, hier, en compagnie du ministre de la communication, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra n’a guère été rassurant. Il a surtout marqué que l’affaire était une préoccupation majeure du gouvernement et qu’elle était une priorité. Lamamra a exprimé la sollicitude et le soutien du gouvernement aux diplomates enlevés et à leurs familles.

Pour rappel, sur  les sept membres du consulat enlevé le  5 avril 2012 par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), trois ont été libérés mi-juillet 2012. Un autre, Tahar Touati, vice-consul,  aurait été  assassiné en septembre. Sa mort n'a jamais été confirmée par les autorités algériennes. Il restera  quatre otages,  dont Boualem Sias, consul d'Algérie à Gao et Mourad Guessas, diplomate. Les autorités algériennes ne communiquent pas sur l’affaire au nom d’un impératif de discrétion. L’intervention française au Mali a brouillé les vagues éléments d’informations disponibles sur le lieu où sont détenus les otages algériens.  

 La France s’est accommodée avec le principe du « non-paiement » de rançons

Officiellement, l’Algérie refuse de payer de rançons alors qu’en mai 2012, les preneurs d’otages du Mujao réclamaient 15 millions d'euros et la libération d'islamistes prisonniers en Algérie. Un choix soutenu par l’ancien diplomate Abdelaziz Rahabi : «  Je pense que les autorités ne céderont pas et elles ont raison ». Les familles des otages algériens, contrairement par exemple à celles des otages français au Mali, s’abstiennent, probablement sur conseil des autorités, de s’exprimer publiquement. La règle est respectée à des rares exceptions. Mais la libération, fin octobre 2013, de quatre otages français détenus au Sahel contre le versement, non reconnu officiellement, d’une rançon de 20 à 30 millions d’euros, a ébranlé le «dogme ». La France a, officiellement, décidé de ne plus payer de rançon, mais la gestion de l’affaire a montré un accommodement avec le « principe » allant dans le sens du payement du prix «standard» de l’otage occidental au Sahel : entre 5 et 6 millions d'euros.

Le journal Le Monde avait rapporté que « selon une source française connaissant les détails de cette opération, des membres de la DGSE ont remis aux membres du convoi, la veille de leur départ de Kidal, la «contrepartie» à la libération des otages, «plus d'une vingtaine de millions d'euros». Un éditorialiste algérien a relevé que la libération des otages français contre le paiement de rançon exerce de facto une pression forte surles autorités algériennes « même si les familles des otages algériens du consulat de Gao ne sont pas dans la visibilité médiatique. Mais personne ne manquera de faire la comparaison. Ici, également, l'opinion est encline à dire aux officiels: défendez le principe jusqu'au bout mais trouvez la formule pour sortir les otages du pétrin ».


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