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Dimanche, 24 Septembre 2017

  •   Sana Harb
  • vendredi 27 décembre 2013 07:21

Al Jadhrane, le chef milicien qui provoque la banqueroute de l’Etat libyen

Al JadhraneIbrahim Al Jardhane mène une dangereuse guerre du pétrole (dr)

  L’homme de l’année en Libye est  Ibrahim Jadhrane. A la tête des milices chargées de protéger les terminaux pétroliers de l’est,  il défie le gouvernement en bloquant les exportations pétrolières. L’Etat libyen risque la banqueroute alors que les ingrédients d’une tournure armée de la « guerre du pétrole » sont réunis.

 Les recettes de l’Etat ont chuté d’au moins 40% en raison du blocus des terminaux pétroliers organisé par les milices d’Ibrahim Jadhrane qui s’est autoproclamé « chef du bureau politique de la Cyrénaïque. Le Premier Ministre, Ali Zeidan, a annoncé que l’élaboration du budget 2014 va être retardée pour tenir compte de cette chute des recettes. Des mesures vont être prises pour réduire les dépenses, a-t-il indiqué. Le premier ministre a souligné qu’il ne négociera pas avec le « prétendu Bureau Politique de la Cyrénaïque » que le « gouvernement ne reconnait pas ». Allant dans le sens de la Brigade des Opérations, une milice sous autorité du Congrès du Peuple, qui a menacé d’en découdre par les armes avec la « bandes des gardes » qui bloquent les terminaux pétroliers, le Premier Ministre a accusé Jadhrane et ses miliciens « de trahir leur pays ». « Ces gens-là travaillaient pour le gouvernement et il n’est pas question de s’asseoir et discuter avec eux ». Pour lui, les revendications exprimées doivent « respecter la loi et les règles de la souveraineté de l’Etat ». Mais Ali Zeidan a révélé que son gouvernement avait engagé des discussions avec les familles de ceux qui « ont fermé les terminaux pétroliers de manière à éviter les fractures sociales et l’effusion de sang ».

 Les menaces de la « Brigades des opérations »

  Alors que la « Brigade des opérations » menace de recourir aux armes pour mettre au pas la « bande des gardes » de Jadhrane,  une initiative féminine menée par des députées et des militantes de la société civile essayait de débloquer la situation… en allant discuter directement avec le chef milicien. L’action d’Al Jadhrane met l’Etat libyen dans une situation de banqueroute avec une chute drastique de la production qui est repassée de 1,5 millions de barils/jour après la chute de Kadhafi à 235.000 barils/jour seulement début décembre. L’initiative des femmes n’a rien d’officiel mais elle est ouvertement appuyée par le Premier Ministre comme une tentative d’éviter le recours aux armes. Mais tout dépend d’Ibrahim Al Jadhrane qualifiée par certains sites libyens de « nouveau Kadhafi » alors que d’autres mettent en doute sa « nationalité libyenne » et affirment que son père était un « tchadien ».  

« C’est lui qui a les armes, pas la tribu ! »

 Ce qui complique la situation est qu’Ibrahim Jadhrane, âgé de 32 ans, n’obéit pas aux chefs tribaux de la région, y compris sa propre tribu, les Al-Maghariba. Ces derniers avaient pris l’engagement d’une réouverture des terminaux pétroliers mais en définitive, c’est le chef milicien qui a tranché. Il refuse d’ouvrir tant qu’une commission de contrôle des exportations composée de gens de l’ouest, de l’est et du sud n’est pas installée et tant qu’il n’a pas un engagement d’un partage des revenus avec la région de Cyrénaïque. Des demandes que le gouvernement, sous surveillance des autres milices, a refusées. Un ancien conseiller d’Ali Zeidan et ancien membre du CNT, Othman Bensasi, résume les choses de manière concise en parlant du rôle de la tribu Al-Maghariba : « Actuellement on cherche à savoir si effectivement, la tribu fait quelque chose ou pas. Il est souvent difficile pour une tribu de faire quelque chose car c’est lui qui est armé, ce n’est pas la tribu ». Le chef de la tribu des Al-Maghariba, Salah Latiouche a bien affirmé que « le pétrole était la propriété de tous les libyens et nul, autre que l’Etat, n’a le droit de le gérer ». Mais les armes sont chez Al Jardhane, pas chez le chef de la tribu… La guerre du pétrole risque d’avoir lieu

 

 


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