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Lundi, 22 Janvier 2018

Mandela : 27 ans de prison, un seul mandat, une formidable empreinte

MandelaMandela: un seul mandat, une distance ascétique à l'égard du pouvoir (dr) 

Nelson Mandela est parti à l’âge de 95 ans à son domicile de Johannesburg, a annoncé jeudi soir le président sud-africain, Jacob Zuma, en direct à la télévision publique. Nelson Mandela «s’est éteint» a-t-il déclaré. Mais ce qu’il a fait et donné n’est pas prêt de s’éteindre.


 

 Un résistant farouche, déterminé et profondément humain, un immense politique qui aura réussi une transition impeccable enterrant un régime raciste bestial pour aller vers un nouvel ordre, celui du « one man, one vote » sans verser dans le revanchisme. Et peut-être, au fond, un regret que ce basculement politique qu’il a organisé en un seul mandat (il a cédé la place vite, Nelson Mandela, contre toutes les insistances) n’ait pas été accompagné d’une mise à jour sociale significative par ceux qui ont pris la relève. Mais le bilan de Nelson Mandela est immense. Il relève presque de l’immatériel avec cette vie exemplaire de combattant de la liberté, de l’homme têtu qui emprisonne ses geôliers et leur système. Les réactions dans le monde sont marquées par l’émotion et l’admiration. Et si en général, toute unanimité est suspecte, celle qui s’exprime autour de Nelson Mandela, qui est parti jeudi à l’âge de 95 ans dont 27 dans les geôles de l’apartheid, est pourtant sans tache et sincère. 

 Une distance ascétique à l’égard du pouvoir

 Madiba était un homme transcendantal, un homme de liberté et de justice qui n’était pas réductible à une « race » ou à une couleur. L’homme d’une nation, mais aussi l’homme de l’Afrique et du Monde. La grande humilité de Mandela après sa victoire contre le système de l’apartheid, sa décision de « passer la main » à plus jeune que lui après un mandat, tranchait radicalement avec les pratiques en cours dans une Afrique où des héros de l’indépendance se sont transformés en autocrates. Mandela donnait en s’éloignant du pouvoir l'image d'un homme ayant une distance ascétique et éthique à l’égard du pouvoir et de ses attraits. Cela a contribué à en faire un symbole vivant… Il est rare et exceptionnel qu’un grand militant conserve son aura après l’exercice du pouvoir. Cela a été le cas pour Nelson Mandela. Le pouvoir ne l’a pas affadi, sans doute parce qu’il a eu l’intelligence de ne pas s’y accrocher. Entre le prisonnier et le président, il y a eu une continuité exceptionnelle. Avec Mandela, l’euphorie de la victoire contre un système terrible qui a érigé le racisme au rang de doctrine d’Etat ne s’est pas transformé en haine et vengeance. L’Afrique du sud, lui doit d’être une démocratie, un Etat de droit, d’être un pays, où malgré les immenses problèmes, il est possible d’espérer. Il ne faut pas chercher très loin les raisons de l’amour profond qui lie les sud-africains à ce prince authentique qui a conquis les cœurs après un long et épuisant combat. Ce vieil arbre indéracinable a été un rajeunisseur d’espoir et un pourvoyeur d’avenir.


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