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Vendredi, 20 Avril 2018

  •   Yassin Temlali
  • samedi 7 septembre 2013 17:03

Les conseillers d’Obama ont recommandé des coupes claires dans l’aide américaine à l’Egypte

sissi hagelLe ministre de la Défense égyptien, le général Abdelfatah Al Sissi, recevant au Caire le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel.

Ils ont recommandé notamment l’arrêt de tout financement militaire excepté ceux destinés a renforcement de la sécurité dans le Sinaï, frontalier avec Israël, principal allié des Etats-Unis a Proche-Orient. Dans ce qui ressemble à une mise en garde à la Maison-Blanche, le procureur général égyptien a annoncé l’ouverture d’enquêtes sur les allégations d’octroi de fonds américains à 35 personnalités égyptiennes.

 

Les conseillers à la sécurité de Barack Obama ont recommandé la suspension de centaines de millions de dollars de l’aide américaine à l’Egypte en réaction à la destitution de Mohamed Morsi par l’armée, rapporte CNN citant des « sources officielles ».

Cette recommandation, ont précisé ces sources, a été formulées lors de réunions tenues la semaine dernière de l’équipe chargée des questions de sécurité du président américain ; elles ont réuni la conseillère à la Sécurité nationale Susan Rice, le secrétaire d’Etat John Kerry et le secrétaire à la Défense Chuck Hagel.

Ces réunions, ont déclaré ces sources à CNN, ont couronné des mois de débats au sein de l’administration américaine sur la meilleure moyenne de réagir à la destitution du président islamiste, le 3 juillet dernier et son remplacement par une autorité intérimaire en attendant le vote d’une nouvelle Constitution et la tenue d’élections générales.

Pour rappel, l’aide américaine annuelle à l’Egypte consiste en 1,5 milliard de dollars dont 1,3 milliard vont à l’armée.

Les conseillers de Barack Obama, a encore souligné CNN, ont recommandé que les coupes opérées dans cette aide incluent tout financement militaire, à l’exception des sommes allouées au renforcement de la sécurité dans la presqu’île du Sinaï, frontalière avec Israël, allié majeur des Américains au Proche-Orient.

 

Premières réactions égyptiennes

 

L’administration américaine évite d’employer le mot « putsch » pour qualifier la destitution de Mohamed Morsi, son emploi imposant la suspension de toute aide à l’Egypte excepté celle humanitaire. Cependant, pour exprimer son mécontentement de la façon sanglante dont des manifestations islamistes ont été dispersées il y a quelques semaines, elle a reporté des exercices militaires communs entre l’armée US et l'armée égyptienne.

Dans ce qui ressemble à un avertissement indirect à l’administration Obama, les services du procureur général égyptien ont annoncé aujourd’hui l’ouverture d’enquêtes sur les informations rapportées, selon eux, par Wikileaks sur des financements américains qui auraient été accordés à 35 personnalités égyptiennes (cyber-militants, journalistes égyptiens chercheurs, militants des droits de l’homme, etc.). Parmi ces personnalités figurent le cyber-militant Wael Ghoneim, le bloggeur Wael Abbas et le chercheur Amr Choubaki et le militant des droits humains Hossam Bahgat.

Ces enquêtes, a indiqué le ministère public égyptien, porteront également sur « l’implication de l’ancienne ambassadrice américaine a Caire, Anne Patterson, dans ces financements et « les réunions secrètes » qu’elle aurait tenues avec ses bénéficiaires.

L'ouverture de ces enquêtes a fait réagir diversement la blogosphère égyptienne. Certaines réactions ont tourné en dérision ce qu’elles ont qualifié d’accusations « montées de toutes pièces ». « Aucune dépêché Wikileaks ne se rapporte à des fonds américains reçus par des activistes égyptiens », écrit sur sa page Facebook, un internaute Ahmad Ragab. Et de poursuivre, sarcastique : « Les dépêches Wikileaks se rapportent à des événements qui ont eu lieu entre 2006 et 2010. Or, pendant cette période, des noms comme celui de Wael Ghoneim n’était même pas encore connus (…) et Anne Patterson n’était pas encore ambassadrice des Etats-Unis en Egypte ! »


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