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Vendredi, 20 Avril 2018

  •   Rabah Saïd
  • lundi 25 novembre 2013 17:52

Classée en «risque extrême», l’Afrique du nord a besoin d’un accord sur le climat

Christiana FigueresChristiana Figueres, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (dr)

Un accord in-extrémis a été réalisé samedi, 24 heures après la clôture officielle de la  Convention des Nations unies sur le climat réunis depuis le 11 novembre à Varsovie. Le Maghreb classé en « risque extrême » a besoin d’un accord. Retour sur les enjeux.

  Des tractations très dures avec un aménagement de la terminologie - le mot « engagement » a été remplacé par « contribution -  ont permis de « sauver » la conférence tout en annonçant les difficultés à venir pour les prochains rounds. La Chine et l’Inde qui se considèrent comme des pays en développement et ne pas être astreint aux mêmes engagements que les pays industriels. Les Européens exigeaient des « engagements » chiffres en matière de réduction des gaz à effet de serre. Un compromis, moins contraignant, « invite » les  195 pays de la Convention des Nations unies sur le climat à remettre leurs « contributions » avant la Conférence de Paris, prévue en décembre 2015. Les pays du Maghreb situés sur une zone climatique réputée très vulnérable, en « risque extrême », selon l'index "Climate Change Vulnerability, devront prendre des engagements – ou des obligations – d’atténuations conséquents s’ils souhaitent bénéficier du Fonds vert qui sera mis en place. Le 5e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rendu public en septembre souligne l’importance de l’impact sur l’Afrique du Nord (et l’Europe du Sud). Alarmant et plus affirmatif au sujet de l’impact des activités humaines sur les  modifications du climat  que le quatrième rapport publié en 2007, il  prévoit de manière générale une élévation du niveau des océans qui pourrait culminer à un mètre ; et une hausse des temperétaures qui atteindrait 4,8c à l’horizon 2100 dans le scénario le plus émetteur.

Des engagements à prendre

 Dans le sillage de ce pessimisme, l’OMM (Organisation Mondiale de la Météorologie) vient d’annoncer que les concentrations de gaz à effet de serre atteignent de nouveaux records. Pour l’Afrique du nord, le rapport du GIEC évoque à long termes des hausses de températures moyennes oscillant  entre 2 et 7%, des précipitations en baisse et  des récoltes négativement affectés par une plus grande variabilité climatique. En région méditerranéenne et Afrique du nord par exemple, dès 2020, la population subissant un risque de stress hydrique est estimée entre 75 à 220 millions de personne, indique le rapport.  Un fort réchauffement entrainerait une diminution des rendements des 15 à 20%  sont attendues sur l’ensemble des productions agricoles d’Afrique du nord et du sud de l’Afrique. Le changement climatique est une affaire sérieuse pour les pays du Maghreb. L’adaptation est une nécessité. A Copenhague, les pays industrialisés s’étaient engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 et à créer un Fonds vert qui accueillerait une partie de ces fonds. Des engagements loin de se réaliser avec seulement près de 30 milliards versés entre 2010-2012. Pour les années à venir, les engagements sont moins certains. Contrairement à Kyoto  où les pays du Sud n’étaient concernés que par le mécanisme de développement propre (MDP), l’accord envisagé subordonne toute aide  conséquente à un  pays en développement par des efforts d’atténuation en comparaison d’un scénario de référence.  Les pays du Maghreb ne pouvant se permettre de financer par eux-mêmes l’adaptation en se coupant des potentiels transferts de technologie prévus par l’accord, il est impératif qu’ils determinent les secteurs où peuvent être implémentées des « mesures d’atténuation nationalement appropriées (Nama’s pour Nationaly Appropriates Mitigation Actions).

Un besoin

De plus, tous les pays en développement devront soumettre un rapport tous les deux ans (biennal) contenant des informations relatives à leurs actions d’atténuation et au soutien financier, technologique et en renforcement de capacité reçu. Ces informations feront l’objet d’un processus de consultation et d’analyse internationale. Il faut noter que ces actions d’atténuation sont soumises aux instruments MRV (Mesurable Reporting, Verifiable)  dont les mécanismes seront définis avant la signature de l’accord international. L’émotion provoquée, à l’ouverture de la conférence de Varsovie par les conséquences dramatiques du typhon Haiyan qui a frappé les Philippines souligne l’importance d’un accord viable. Le bilan énergétique mondial est dominé à 80% par les énergies fossiles et, le recours aux énergies non conventionnelles (gaz et pétrole de schiste) semble être une tendance lourde. Situés dans une région qui doit subir fortement les perturbations climatiques (sècheresses, canicule, inondations, avancées du désert et de la mer…) et le réchauffement, les pays du Maghreb ont doublement besoin d’un traité.


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