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Lundi, 24 Avril 2017

  •   Merouane Korso
  • samedi 14 décembre 2013 14:07

Pressions sur le gouvernement marocain pour l’abolition de la peine de mort

contre peine de mortUne manifestation organisée par Amnesty International au Maroc pour l’abolition de la peine de mort.

Le gouvernement marocain est sous la pression des ONG et des parlementaires pour l’amener à ratifier le 2ème Protocole facultatif additionnel du Pacte international sur les droits civiques et politiques visant à abolir la peine de mort.

 

Lors d’un colloque qui s’est terminé mercredi dernier à Rabat, des membres du Réseau des parlementaires marocains contre la peine de mort ont insisté sur l'abolition de cette peine. Les participants à cette rencontre, qui a eu pour thème "Le Parlement, la réforme pénale et l'abolition de la peine de mort", ont également recommandé le rejet de la substitution de la peine de mort, lorsqu’elle sera abolie, par la réclusion à perpétuité, proposant en lieu et place une peine de détention allant jusqu'à 15 ans. Ils ont appelé à l'arrêt des condamnations à la peine capitale, ainsi qu’à l'amélioration des conditions de détention des condamnés à mort. Ils ont demandé au gouvernement marocain de voter ''en faveur de la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU appelant à un moratoire sur la peine de mort, en vue de son abolition".

Créé en février dernier, le Réseau des parlementaires marocains contre la peine de mort, qui compte 210 députés, rejoint, dans le même combat, les ONG marocaines qui militent, elles, depuis 2006 pour la fin des condamnations à la peine capitale au Maroc.

 

L'AMDH, précurseur du mouvement pour l’abolition de la peine de mort

 

C’est en 2006, lors d’audiences-témoignages organisées par l'Instance équité et réconciliation (IER) sur les ''années de plomb'' sous le règne du roi Hassan II, que l'Association marocaine de défense des droits humains (AMDH) avait lancé son appel au gouvernement pour l'abolition de la peine capitale. Estimant que ''le respect des droits de l’homme passe également par le droit à la vie'', elle avait demandé aux ONG et la société civile de faire pression sur les autorités pour son abrogation.

Au Maroc, les ONG membres du Comité de coordination marocain pour l’abolition de la peine de mort ainsi que les parlementaires font actuellement un forcing pour amener le gouvernement marocain à ratifier le ''2ème Protocole facultatif additionnel du Pacte international sur les droits civiques et politiques visant à abolir la peine de mort''.

La peine capitale est toujours prononcée par la justice marocaine, mais aucune exécution de condamnés à mort n’a eu lieu depuis 1993, année durant laquelle près de 194 de ces derniers ont vu leur peine commuée en détention à vie.

Parmi les quelque 150 condamnés à la peine capitale qui attendent dans les couloirs de la mort, au moins 4 ont été condamnés à cette peine dans le cadre de l’application de la loi antiterroriste, promulguée au lendemain des attentats de mai 2003 de Casablanca, qui ont fait 45 morts et des dizaines de blessés.


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