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Dimanche, 26 Mars 2017

  •   Sana Harb
  • vendredi 20 décembre 2013 12:35

Libye – Menaces de recours à la force contre le blocus des terminaux pétroliers

 Brahim JodhraneBrahim Jodhrane, le chef milicien, chef du 'BP de la Cynéranïque' qui bloque les terminaux de l'Est-Libyen (dr)

La Libye intensifie ses importations de carburants alors que la levée du blocus des terminaux pétroliers par des milices prévue pour dimanche dernier n’a pas eu lieu. La brigade des opérations des ex-rebelles en Libye menace, elle, de passer à l’action contre les auteurs du blocus.

  La levée du blocus des principaux terminaux pétroliers de l'Est libyen –Cyrénaïque – annoncée pour le dimanche 15 décembre n’a pas eu lieu. Les défenseurs du fédéralisme qui ont déjà annoncé la formation d’un gouvernement local sont revenus sur leurs promesses. Ibrahim Jodhrane, chef des miliciens qui assurent la « garde » des terminaux pétroliers et qui s’est auto-proclamé « président du Bureau politique » a justifié le non-respect de l’engagement pris par Saleh al-Ateiwich, chef de la tribu de Jodhrane  d’une levée du blocus des terminaux de l’est du pays à partir du 15 décembre. Selon Jodhrane, Tripoli n’a pas respecté les trois conditions formulées par sa milice pour la levée du blocus : formation de deux commissions, l'une chargée d'enquêter sur les accusations d'exportation illégale de pétrole, l'autre de superviser la commercialisation du brut. Une troisième condition porte sur l’attribution à la région de la Cyrénaïque une part des revenus pétroliers. La fermeture des terminaux pétroliers se poursuivra, a-t-il indiqué à partir de la ville d’Adjdabiya, devenue de facto la capitale des fédéralistes, Benghazi échappant à leur contrôle. "Nous n'allons pas rouvrir les terminaux en raison de la corruption du gouvernement intérimaire qui ne se soucie pas des exigences réelles de Libyens.".

 La « bande des gardes »

 «La brigade des opérations » a décidé de hausser le ton en affirmant que la poursuite de la fermeture des terminaux pétroliers pourrait entrainer la Libye dans une guerre civile.  Elle a annoncé sa « détermination à rouvrir les champs et ports pétroliers, situés à l'est du pays, conformément aux missions que lui confèrent la légalité, le devoir national et le respect de la mémoire des martyrs ». La menace reste vague, la Brigade s’abstenant d’expliquer par quel moyen elle comptait utiliser. Mais le ton à l’égard de la milice de Jodhrane s’est durci au lendemain de la décision de ce dernier de maintenir le blocus. Elle a accusé la « bande des gardes des sites pétroliers » d’œuvrer à diviser le pays et à dilapider ses richesses et ses capacités. La Brigade a surtout critique l'impuissance du Congrès national général et du gouvernement et l’absence de volonté de l'armée de « faire face à cette crise qui dure'.  Le communiqué de la Brigade agite, pour la première fois, la menace du recours aux armes pour mettre fin au blocus des terminaux. Pour elle, il n’est pas nécessaire de négocier avec la « bande des gardes » et la Brigade est « en mesure de les chasser pour achever les objectifs de la révolution'. La production de la Libye a chuté à près de 250 000 barils par jour (b/j), alors qu’elle avait retrouvé avant ces mouvements de blocus les niveaux d’avant-guerre soit 1,6 million b/j.  Le manque à gagner depuis début 2013 est estimé à 6 milliards d’euros. Jodhrane dispose de plusieurs miliciens sous sa coupe et tient la dragée haute au gouvernement d’Ali Zeidan, très fragilisé et incapable de reprendre la main.


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