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Lundi, 24 Avril 2017

  •   Abed Charef
  • lundi 16 décembre 2013 12:43

Les cinq facteurs qui condamnent les islamistes au pouvoir, à l’échec, selon Abdellatif Benachenhou

Les islamistes au pouvoir n'ont pas su apporter des solutions aux attentes de la société, mis à part la chariaâ (DR)

Abdellatif Benachenhou, ancien ministre algérien des finances, énumère cinq raisons qui condamnent les islamistes à échouer dans la gestion de l’après printemps arabe. «Ils n’ont pas une politique économique digne de ce nom », estime-t-il.

 

Que peuvent faire les Islamistes pour gérer l’après-printemps arabe ? « Pas grand-chose », répond l’ancien ministre algérien des finances Abdellatif Benachenhou. Cinq handicaps liés à la nature des mouvements islamistes, à la situation interne de ces pays, et à l’environnement international rendent la gestion des islamistes aléatoire, dit-il. Pour M. Benachenhou, les islamistes ont « une faible capacité politique ». Ils pensaient qu’il suffisait de remporter les élections, mais ils n’ont pas réussi à « s’emparer des leviers de pouvoir». Leur « faible expérience politique » s’explique, selon M. Benachenhou, par l’itinéraire de leurs dirigeants, qui étaient « en prison ou en exil ».

Le second handicap concerne un « déficit technique ». Les islamistes, malgré une longue pratique de la politique, parfois dans la clandestinité, n’ont pas d’expérience « dans la gestion de l’Etat ou des entreprises ». « Ils n’ont pas une politique économique digne de ce nom », estime-t-il. Autre difficulté insurmontable, « les sociétés arabes ont des aspirations très élevées, notamment chez les jeunes », estime M. Benachenhou. « Il y a un vrai gap » entre ces aspirations et ce qu’il est possible de faire, ou ce que les dirigeants peuvent faire, dit-il.
Environnement international défavorable
Les autres handicaps sont liés à l’environnement international. Les islamistes accèdent au pouvoir alors que la crise économique s’aggrave, aussi bien chez eux que dans le monde. Or, « le premier partenaire de ces pays est l’Europe latine, qui est en pleine crise ». Non seulement elle ne peut rien faire, mais la récession en Europe du Sud a un impact direct sur les pays du printemps arabe.
M. Benachenhou cite un dernier « facteur grave », le financement extérieur dont bénéficient les islamistes. Selon lui, « les Islamistes ont accepté de se faire financer par l’extérieur », avec notamment des fonds provenant « du Qatar, d’Arabie Saoudite et des pétromonarchies du Golfe ». Ce financement « vise une ingérence, pas le développement » des pays en difficulté, affirme M. Benachenhou, qui note que le nationalisme, encore vivace au sein de larges franges de la société, a provoqué un foisonnement de formules selon lesquelles les islamistes « ont vendu le pays » aux monarchies islamistes du Golfe.
Pour M. Bencahenhou, « les islamistes se sont trompés d’ordre du jour ». Alors que leurs sociétés « avaient besoin de travail et de bonne gouvernance, les islamistes ont apporté la chariaâ. On ne peut répondre aux besoins du développement par la seule chariaâ ».
« Anormal » que Morsi soit en prison
M. Benachenhou a longuement évoqué l’expérience égyptienne. Selon lui, l’ancien président égyptien Mohamed Morsi «a commis une erreur historique», qui «a fait reculer le monde arabe d’au moins trente ans». « Au lieu de chercher le consensus, il a voulu imposer »l’ordre d’une partie de la société.Selon M. Benachenhou, les Etats-Unis ont favorisé l’accès des islamistes en Egypte, en faisant « la courte échelle » aux frères musulmans, mais les Américains « ont changé d’attitude » quand les islamistes ont accumulé les erreurs. L’ancien ministre des finances a toutefois répété, à plusieurs reprises, qu’il est « anormal » que l’ancien président Mohamed Morsi soit en prison. Il a souhaité qu’il soit libéré rapidement.


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2 Commentaires

  • Mr Benachenhou est passe du marxisme et socialisme specifique au liberalisme en passant par une pseudo economie nationaliste. Son echec et celui du clan en est la preuve patente.

    Rapporter mostefai lundi 16 décembre 2013 21:34
  • Les monarchies du golf ont financé Morsi ou financent Al-sissi ? Qui tient sous perfusion l'Egypte, l'Arabie seoudite, les USA ou le FMI?
    M Benachenou aurait pu dû accabler autant les islamistes car devant les sois-disants nationalistes qui n'ont même pas su gerer l'aisance financiere, même Medor passerait pour l'economiste du siecle...

    Rapporter Truc lundi 16 décembre 2013 15:26