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Mardi, 28 Mars 2017

  •   Maghreb Emergent
  • dimanche 15 décembre 2013 10:14

Des groupes terroristes nord-africains liés à Aqmi se sont réunis en Libye, selon un journal allemand

Le chaos libyen offre un terrain favorable au redéploiement des organisations terroristes liées à Aqmi (DR)

Le groupe jihadiste Ansar Ashariaa a regroupé en septembre en Libye, des organisations terroristes libyennes, marocaines, égyptiennes et tunisiennes et avec des représentants algériens d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), selon le journal allemand Welt am Sonntag.

Dans son édition de dimanche, Welt am Sonntag rapporte que la conférence secrète aurait duré trois jours et se serait tenue dans une des places fortes de l'organisation salafiste, la ville de Benghazi (est). Bien qu’il ne cite pas de sources, le quotidien dominical précise que parmi les principaux intervenants figurait le responsable de la branche tunisienne d'Ansar Ashariaa, Abou Ayad, recherché notamment pour l'attaque contre l'ambassade américaine à Tunis en septembre 2012. "Au cours de cette rencontre, il aurait été question d'une nouvelle stratégie régionale, notamment de la lutte contre le gouvernement tunisien et du récent afflux de combattants jihadistes étrangers en Syrie", complète-t-il.
L’Etat libyen impuissant face à Ansar Ashariaa
Profitant du vide sécuritaire après la chute de Mouammar Kadhafi, Ansar Ashariaa fait la loi en particulier dans l'est de la Libye, où il contrôle des quartiers de Benghazi, Syrte et Derna, selon des sources locales. Les attaques dans l'Est libyen, comme celle du 11 septembre 2012 contre le consulat américain à Benghazi, qui a coûté la vie à l'ambassadeur Chris Stevens et trois autres Américains, sont souvent attribuées à des groupes islamistes, dont Ansar Ashariaa, par des experts libyens et étrangers. Les autorités n'osent pas toutefois accuser directement ces groupes lourdement armés, par crainte de représailles, selon ces experts. Récemment, Ansar Ashariaa a indiqué dans un communiqué qu'il ne reconnaissait pas les institutions de l'État ni ses services de sécurité, les qualifiant d'apostats.


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